TransEspaña

1080 km - 18 étapes


ViAragón 2026

425 km - 7 étapes - 26 avril au 2 mai
(Epreuve terminée, résultats ICI)

B

Via Kalchaki

(Argentine)

412 km - 10 étapes (RDV en 2027)

B

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27 juin 2026

TRANSESPAÑA#4 (2027) - 27 avril au 12 mai 2027

Ouverture des inscriptions le 1 juillet 2026 !

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Registration opens on July 1, 2026!


7 mai 2026

La 3e édition de la ViAragón fut encore une réussite. 18 participants sur 21 au départ ont décroché le graal !            classements -
Des paysages grandioses sous une météo parfaite pour évoluer sur les routes secondaires de l'Aragon. 
Nos interlocuteurs habitant dans les villages étapes nous ont accueilli les bras ouverts, leur message est " vous êtes les bienvenus" et vous serez également les bienvenus l'année prochaine.
Nous prenons donc le temps pour réfléchir et relancer une ViAragón#4 en simultané à la Transespaña#4. Réponse fin juin 2026. 
¡ Que Viva la ViAragon...y la Transespaña !
En attendant vous pouvez visiter le site de notre course cousine (même organisation) :
L'Ultra en Pente Douce qui aura lieu du 30 août au 4 septembre 2026
dans le centre de la France. 

Mercredi 14 Mai - Etape 18 & fin / ALFARNATE – MÁLAGA (La Cala del Moral) 53,6 km D+ encore près de 1000 mètres (total 1080 km)

 

« Caminante, no hay camino,

se hace camino al andar.

Al andar se hace el camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar. »

(Antonio Machado)

 

Poème à méditer... Ils ont tous tracé leur chemin et atteint la mer en suivant les milliers de petites flèches (environ 3000) balisant inlassablement le parcours jour après jour (on dit que certains coureurs sont poursuivis la nuit dans leur rêves par des armées de stickers orange), comme un jeu de piste pour grands enfants les menant à la plage et cette 3e édition de la TRANSESPAÑA revient donc à Maurice THEPAUT (60 ans) avec 10 victoires d’étapes et un temps final de 104h03’ pour les 1080 kilomètres de la traversée Pyrénées-Méditerranée (moyenne générale 10,4 km/h), 5e meilleur temps final de l'ensemble des 3 éditions 2022-2023-2025. Le tenace Finistérien qui a couru seul en tête après l’abandon de Péter TOLDI au cours de la 10e étape devance au classement général la Hongroise Zsuzsanna MARÁZ (54 ans), première des 4 féminines engagées dans l’épreuve qui concluent la traversée avec 100 % de réussite, chapeau mesdames !

 

L’étape finale devait encore se mériter sans laisser de répit, débutant par une douce montée matinale pour s’extraire de la quiétude d’ALFARNATE, vue magnifique sur la vallée qui se réveille, avant une deuxième ascension de 10 kilomètres bien plus raide pour retourner frôler une dernière fois l’altitude 1000 dans le « Parque Natural Montes de Málaga ». Km 33, une tache bleue inhabituelle perce l'horizon de ces paysages arides, Mer ! Mer ! Mais avant de la toucher, la surprise du chef avec un gros orage de grêle zébré d’éclairs, comme un feu d’artifice avant de quitter les hauteurs et un dernier tronçon de parcours en une ultime rafale de courtes mais sèches grimpettes avant d'entrer dans la banlieue de MÁLAGA. La plage et les vacances se méritent et s’il y en a ce soir quelques-uns qui ont vraiment mérité de se mettre les doigts de pied en éventail, ce sont ces conquérants de l’inutile qui ont osé le pari de traverser l’Espagne en petites foulées. Partis à 24, ils restent 13 à avoir parcouru la totalité des 1080 km. A chaque jour suffit sa peine et demain il n'y en aura pas ...ou alors un footing léger de récupération sur la plage ?

 

CLASSEMENT FINAL 


Mardi 13 Mai - Etape 17 / MONTEFRIO – ALFARNATE 59,6 km D+ env. 1000 mètres (total 1026 km)

 

Avant overdose d’oliviers, il est temps de bifurquer vers la mer et de dire adios aux dénivelés et aux montagnes. En guise d’au revoir, les sommets enneigés de la Sierra Nevada se détachent sur l’horizon, signe que ce printemps 2025 est particulièrement et presque anormalement frais en Espagne. La 17e journée marque le passage symbolique du 1000e kilomètres depuis URDOS avant d’attaquer le dernier long raidillon du jour peremettant d’atteindre ALFARNATE pour la paëlla promise et une dernière nuit à la spartiate en gymnase. ALFARNATE altitude 925 mètres et le fond de l'air est toujours frais !... Mais c’est quand qu’on va descendre ?!

 


Lundi 12 Mai - Etape 16 / VALDEPEÑAS DE JAÉN – MONTEFRIO 53,3 km (total 966 km)

 

Nouvelle somptueuse étape au coeur de l’Andalousie et encore bien vallonnée avec ses plus de 1000 mètres de D+ ondulant sur une mer de vertes collines plantées d’oliveraies à perte de vue (l’Andalousie produit un tiers de la production mondiale d’huile d’olive). Au debriefing journalier autour des salades et de la bière d’arrivée, l’antépénultième étape a visiblement séduit les coureurs, pourtant déjà chargés de presque 1000 kilomètres dans les cannes depuis deux semaines et qui auraient le droit de crier grâce ! Après un fort sympathique petit-déjeuner à l’heure de l’embauche au comptoir du bar populaire le plus proche de notre gymnase-dortoir, démarrage un peu violent ce matin avec la traversée du centre-ville de VALDEPEÑAS aux impressionnantes ruelles plongeantes à 25 % de pente assez délicate à négocier à froid. A suivre aussitôt, une jolie série de lacets matinaux pour remonter jusqu’à l’altitude 1100 mètres et la 16e ’étape est lancée sur fond de ciel radieux, même s’il fait encore un peu frais à cette altitude Mais à l’approche du bouquet final, on sent bien que le soleil veut lui aussi être de la fête alors qu’on commence à deviner l’euphorie monter chez ceux qui deviendront bientôt finishers de cette 3e TRANSESPAÑA et l’envie de se lâcher, de griller leurs dernières cartouches... Au terme des 53 kilomètres, Markus JÖRG (66 ans) et Luc VALZER (68 ans) délivreront ainsi sur la ligne d’arrivée un long et tout à fait inutile sprint digne de gamins dans une cour d’école ! La photo-finish ne pourra les départager, 5h32’45’’ pour Markus, 2e de l’étape, et 6h32’45’ pour Luc, parti une heure plus tôt et 8e, avant une belle accolade fraternelle entre les deux super-vétérans joueurs et encore capables de se mettre dans le rouge pour le simple plaisir de tout donner… Les 13 rescapés ont rejoint sains et saufs MONTEFRIO où ils ont pu profiter d’une douce après-midi ensoleillée et même dîner dehors et au soleil, d’un solide chili con carne reconstituant préparé avec amour par le staff aux petits oignons. Demain c’est paëlla mais avant de passer à table et de bientôt sentir l'air de la mer, encore 60 km et de belles bosses pour s'ouvrir l'appétit.

 


Dimanche 11 Mai - Etape 15 / TORREQUBRADILLA – VALDEPEÑAS DE JAÉN 57,3 km (total 912 km)

 

« La etapa de la muerte que mata » avec son dénivelé positif proche de 1500 mètres ! Ceux qui ignoraient que l’Espagne est le 2e pays le plus montagneux d’Europe (après la Suisse) vont l’apprendre à la force de leurs jarrets. Un début de journée contrarié par une coupure de courant dans la nuit qui provoqua un bug à l'allumage du percolateur fournissant le café du petit-déjeuner à toute la caravane. L’occasion de rappeler la règle numéro 1 sur les courses par étapes, être capable de s’adapter aux aléas et tout le monde a donc pu malgré tout boire un café chaud avant de décoller, BRAVO LE STAFF !... Un premier bout de sentier caillouteux à la sortie à la sortie du premier ravitaillement pour se mettre en condition et tester le mode 4X4 pour la suite car, afin d’éviter les embarras de la ville et la traversée de la grosse agglomération de JAÉN (les historiens les plus pointus de la course par étapes noteront qu’aujourd’hui la TRANSESPAÑA a croisé la route de la TRANSEUROPE 2012 qui y avait fait escale, sur la route de Gibraltar), un subtil contournement va imposer un méchant tout droit dans la colline en pleine oliveraie sur 600 mètres et certains devront même s’aider de leurs mains pour vaincre la pente entre les rangs d'oliviers ! A ce petit jeu c’est une nouvelle fois Maurice THEPAUT, ancien trailer ayant remporté dans une autre vie plusieurs épreuves dans son Finistère natal, qui s’en tire le mieux en remportant cette solide étape de montagne en 6h02' à VALDEPEÑAS DE JAÉN, connue pour avoir été plusieurs fois ville-étape de la Vuelta cycliste. Derrière « Maumau le chameau », de Zsusanna MARAZ, 2e, jusqu’à Mimi CHEVILLON, tout le monde franchira l’obstacle dans l’ordre habituel du classement et, surtout, dans les délais. Ne reste plus que 3 jours pour conclure la traversée mais encore du pain sur la planche et du D+ à revendre avec plus de +1000 mètres puis plus de +800 mètres sur les deux prochaines étapes avant de plonger dans la Méditerranée. Demain la ligne d’arrivée se nomme MONTEFRIO (altitude 834 m) et le bulletin météo de la TRANSESPAÑA annonce des températures mini/maxi de 7°/17°, c’est vraiment toujours la misère côté franc soleil et ça fait 15 jours et plus de 900 kilomètres que ça dure

 


Samedi 10 Mai - Etape 14 / SANTA ELENA – TORREQUEBRADILLA 63 km (total 855 km)

 

Torrequebradilla, pipirrana & tortillas… TORREQUEBRADILLA, l’objectif du jour, paisible village de 250 âmes endormi dans la vallée du rio Guadalquivir, mais où sont-elles car on n’aura pas vu âme qui vive dans le village en dehors des représentants de la municipalité, madame la Mairesse en tête, qui ont brillamment organisé l’accueil sur la plaza centrale comme lors des deux précédents passages de 2022 et 2023. Seul bémol à l’accueil, l’unique bar du village restera désespérément fermé toute la journée, même après l'heure de la sieste ! Ici le thermomètre peut grimper très vite dès le début du printemps et on se souvient qu'il était monté jusqu'à 40° juste avant le passage de la 2e TRANSESPAÑA en 2023 mais on en est encore loin cette année et nos valeureux coureurs s’en tirent bien avec un petit 20 à 25° dans l’après midi, conditions quasi idéales pour courir. Pipirrana, le fameux gaspacho local enrichi et accompagné de tortillas fraîches, le tout préparé et offert par les représentants de la municipalité présents et motivés sur la ligne d’arrivée pour accueillir et applaudir les coureurs, du premier au dernier. Il en manquera malheureusement encore un à l’arrivée aujourd’hui, Gérard HABASQUE contraint de s’arrêter au 2e poste de ravitaillement sur une blessure à la cuisse devenue trop handicapante. A maintenant 4 jours de MÁLAGA, on espère que l’hécatombe s’arrête ici !

 


Vendredi 9 Mai - Etape 13 / CASTELLAR-DE-SANTIAGO – SANTA ELENA 48 km (total 792 km)

 

Départ unique à 8h00 pour les 14 rescapés qui se présentent sur la ligne de départ devant la mairie de CASTELLAR, soit encore -1 puisque Christian FOUILLET en délicatesse avec ses deux pieds gonflés par des oedèmes (rétention d’eau ?) depuis quelques jours choisit de renoncer. Comme une malédiction pour le Pictavien des « Kékés du Bocage » qui participe à sa 3e TRANSESPAÑA et doit abandonner pour la 3e fois dans la dernière semaine de course, si près du but. Ce matin le bilan comptable certifié par la direction de course affiche donc 50 % d’abandon chez les messieurs alors que 100 % des partantes sont toujours en course et en parfaite santé... The show must go on et une magnifique mise en bouche est proposée pour ce dernier chapitre andalou de la traversée ibérique. Aujourd’hui l’étape la plus courte du menu TRANSESPAÑA mais une étape de caractère avec ses quelque 800 mètres de D+. Premiers kilomètres de chauffe gentiment vallonnés et entrée en Andalousie après 8 kilomètres avant d’attaquer le plat principal du jour, un joli petit massif sentant bon la pinède pour une ascension ardue en lacets sur une dizaine de kilomètres et menant au 2e point de ravitaillement du Km 28. Une fois refait les niveaux,  en récompense de l’effort ascensionnel suivait une belle descente tout aussi longue et tortueuse à négocier avec prudence ou tout schuss selon l’état de ses quadriceps. Croyez-le si vous voulez mais sur ces courses-là certains grimpent plus vite qu'ils ne descendent ! Enfin, le dessert du jour un peu lourd à digérer avec un final de 5 km d’une méchante grimpette en bordure d’autoroute pour entrer dans SANTA ELENA, perchée au sommet d’une colline (altitude 742 mètres). Avant 16h la courte journée qui fit mal aux pattes était bouclée pour tout le monde et l’après midi, enfin ensoleillée, fut souvent consacrée au repos/lessive avant d’aller dîner dans un restaurant d'aire d’autoroute, histoire de mesurer la chance de voyager à pied.

 

 


Jeudi 8 Mai - Etape 12/ LA SOLANA – CASTELLAR DE SANTIAGO 58,5 km / D+ 590 m (total 744 km)

 

L’étape n° 12 dans le détail, vue par l’oeil avisé du légendaire coureur suisse Christian Fatton, vécue de l’intérieur mais à vélo puisque suite à son abandon sur blessure après 3 étapes, celui qui au rayon des courses par étapes a déjà accroché à son palmarès 2 Trans Europe et 1 Deutschlandlauf (et tellement d'autres ultramarathons !), a décidé, plutôt que de rentrer trop tôt à la maison, de poursuivre la route sur un vélo en encourageant les coureurs au fil de ses journées et des kilomètres qui défilent sous ses coups de pédale à la bûcheronne, son ancien métier. En partant chaque matin derrière les coureurs il a ensuite le privilège de les voir tous à l’oeuvre en remontant tout le peloton (ses photos à venir en complément). Ses chroniques sur sa page fb : https://www.facebook.com/profile.php?id=100005592797486

 

12e étape de la TransEspana de 1080 km en 18 jours. De La Solana à Castellar de Santiago sur 58.5 km, 593 m D+, 504 m D-, 10 degrés au départ de 7:30.

Paysages changeants un peu avec l’arrivée de collines jonchées d’éoliennes. Ce qui démontre que le vent n’est pas étranger dans la région. Il fut d’ailleurs très froid par moment, et changeant de direction, de face ou de côté. L’Espagne de Castille La Mancha est fortement agricole. Les amandiers ont laissé la place aux oliviers toujours plus présents, à la vigne, à des champs de cailloux impressionnants par la taille des cailloux où les oliviers et la vigne (photo) prennent racine malgré tout, comme aussi un verger de noyers. Je me posais la question de combien de mètres creusent-ils pour que les arbres ne périssent pas à peine plantés et s’ils doivent amener de la terre. Une nouvelle fleur mauve-violette est très présente depuis aujourd’hui le long de la route (photo). Les cailloux et la roche sont très mauves foncés, à mon avis granitique (photo) dont l’église du village d’arrivée est construite de cette roche, de ces pierres. Nous n’entrons pas dans Valdepenas mais contournons la ville par une petite route et un chemin à travers champ où je prend en photo la taille d’oliviers coupés. Le bois est beige-blanc assez homogène et se teinte en son cœur tout en se fissurant, de stries de bruns différents, comme on peut le constater sur les ustensiles à salades qui inondent les marchés. Et c’est ce qui fait qu’il plaît et prend de la valeur.

C’est un renouvellement quotidien chatoyant de contempler la flore qui colore les bords de route. Je ne m’en lasse pas. Quelques belles propriétés viticoles dont un château dans les environs de Valdepeñas.

Risque de pluie avec quelques gouttes au R4 qui me font me presser de rejoindre l’arrivée mais finalement ça n’a rien donné. Sur ce dernier tronçon de 8 km je ne rattrape que Zsuzsanna, Maurice était déjà quasiment arrivé. Je ne le reverrai qu’à ce moment.

Comme d’hab, dès le début je fais de l’avance avec un détour après 9 km où je rattrape Mimi par le centre de San Carlos Del Valle pour voir le beau côté de l’église et prendre quelques photos de la place. Très courte pause au R1 chez Odile et Dédé quelques km plus loin avant de rattraper les plus rapides des coureurs partis à 6:30 équipés d’une frontale. Je vois aussi des tas de bois de vieux troncs d’oliviers qui feraient mon bonheur pour tailler en dedans les plats à fruits que je confectionne.

Au R2 après 28 km et en bordure de Valdepenas, j’attend tous les coureurs et aide si possible au remplissage des gourdes et poches à eau. Markus n’arrivant pas dans les temps auxquels il nous a habitué, après le départ de Mimi je me décide de retourner en arrière à sa rencontre. Je le trouve à 500 m. À ce R2, c’est aussi Jean-Michel qui nous fait un 2e passage, sortant d’un bus de l’organisation. Ils l’ont trouvé à 3 km dans une fausse direction. Le ravitaillement était placé dans un contour serré où une route continuait aussi la direction d’où on arrivait. Et malgré des croix au sol pour indiquer que ce n’était pas là qu’il fallait aller.

Markus dit avoir très mal aux pieds et à ce moment dit qu’il n’est pas sûr d’aller au bout. On le rassure et motive et annonce avec Bernard qui tient le R2, que Mimi, Jos et Delphine ne sont pas loin devant. Ça peut aider de voir du monde.

Sinon les autres coureurs font dans la routine d’une course à étapes. Mimi dit que ça va moyen ce matin, je pense que c’est un peu pareil pour Jos et Delphine, Christian se dit fatigués et tous adoptent un rythme naturel plus lent. Luc constate des tensions dans le bas des jambes sur les côtés qui l’obligent à être prudents et ne pas forcer. Je pense que la fatigue est assez générale. Seul Maurice semble toujours aussi fit chaque jour. Pierre-Henri se sent mieux et ne traîne plus derrière à visiter les buissons.

Je mentionne Attila, l’ami de Zsuzsanna qui est accompagnateur à ses côtés et qui dessine des tableaux durant les étapes. Il fait des sauts de puce avec son auto et sort ses crayons et son bloc de papier à ses arrêts et dessine, magnifiquement. (Photos) C’est un véritable artiste qui vit de ça et d’enseignement d’art. Bravo!!!

Il faut aussi mentionner aux non initiés des courses à étapes, aux non sportifs qui lisent peut-être ces comptes rendus que les à côtés de la course sont assez rudes parfois.

Il faut supporter la promiscuité dans les salles de sports, la vétusté assez fréquente des wc, douches, la saleté des salles de sports où l’on dort, qui n’ont pas été balayées bien souvent, les repas qui ne sont pas toujours du goût de ses habitudes, que ce soit au déjeuner ou au dîner (souper pour les Suisses) le port d’habits pas toujours très propres vu qu’on les lave à notre rythme quand ça se prête au mieux pour le lavage et surtout pour le séchage. Et avec des habits plutôt prévus pour le chaud que l’on espérait trouver en Espagne, il faut peut-être les superposer ou en tout cas faire avec des habits un peu trop léger avec une météo décevante question chaleur. Et l’on dort à même le sol sur des matelas bien souvent de 3-5 cm d’épais, de 60-80 cm de large, dont certains sont bruyants quand le dormeur se tourne ou bouge un peu. Et chaque matin, il faut se dépêcher pour tout repaqueter. Mais tout n’est qu’histoire d’habitude. Il y a des coureurs qui cumulent cumulent malgré tout des courses à étapes et certains s’y essayent et ne crochent pas là-dedans. Ce n’est pas donné à tout le monde.

L’ambiance est très bonne et de l’entraide et de la compassion naissent naturellement pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.

Merci aux staff de la cuisine et aux (les 1eres photos du jour) ravitailleurs qui nous permettent de vivre ces itinérances avec l’appui nécessaire pour pouvoir manger dormir retrouver nos bagages. C’est un tout qui semble bien rôdé malgré tout.

À demain


Mercredi 7 Mai - Etape 11 / PEDRO MUÑOZ La SOLANA 63,5 km / D+ 190 m (total 685 km)

 

L’étape de tous les records, façon tapis roulant : la plus plate en dénivelé et pour laquelle le roadbook annonce la ligne droite la plus longue de la traversée (17 kilomètres tracés à la règle sur la carte c’est long, même si on reste loin des records de la TransAmerica) et sans doute aussi la moins excitante en matière de paysages dominent d’immenses parcelles quadrillées au cordeau sur lesquelles la culture intensive fait rage, principalement plantées de vignobles. On dira que ces deux journées d’hier et aujourd’hui ont constitué deux étapes de transition où il pouvait être utile et parfois nécessaire de débrancher le cerveau pour éviter de gamberger avant de retrouver des routes plus champêtres, fleuriessinueuses et vallonnées, et bientôt l’Andalousie, troisième et dernière province qui nous accueillera après demain pour ne plus nous lâcher jusqu’à la Méditerranée. Coup de chapeau du jour à Luc VALZER qui améliore de plus de 6 heures son chrono de 2023 sur cette même étape de 63 km (8e en 8h20’ cette année contre 14h35’ sur la TRANSESPAÑA 2023, blessé) ! A l’arrière, Pierre-Henri JOUNEAU qu'on pourrait presque suivre à la trace, continue de traîner sa gastro depuis 8 jours et fait preuve d’un impressionnant courage pour repartir chaque matin, vidé de ses forces après avoir passé la nuit à la porte des sanitaires puisque la situation ne s’améliore guère pour lui ; à l’avant Maurice THEPAUT étrenne son maillot jaune sans rien changer à sa façon de gérer ses journées (la force tranquille) et ceux qui ont déjà côtoyé en course le chameau Maumau, connu pour quasiment ne rien boire ni manger lors de ses longues chevauchées, disent qu’il sera le dernier du groupe à tomber malade, ainsi épargné par l'épidémie galopante… Et la météo ? Bonne nouvelle, on note dans le journal de bord un certain mieux voire même un mieux certain, le vent froid est au repos et on a pu aujourd’hui s'alléger d'une couche, c’est déjà ça de gagné. Soirée « all inclusive » en salle municipale de LA SOLANA où les cuisiniers nous ont préparé sur place un dîner spaghetti bolognese agrémenté d’un Tempranillo « Los Galanes » Réserve 2018 testé et acheté à la coopérative du coin, qu’on ne peut que vous conseiller si vous passez par là. A 21 heures le marchand de sable est déjà passé, récupération en cours...


Mardi 6 Mai - Etape 10 / MONTALBO PEDRO MUÑOZ 69,2 km / D+ 260 m (total 622 km)

 

Microbe, virus ou bactérie ? On ne sait pas trop mais la bête immonde qui circule sur la TRANSESPAÑA depuis plusieurs jours a encore frappé aujourd’hui avec l’abandon du leader Péter TOLDI, touché à son tour par des maux de ventre et une diarrhée sévère, le Hongrois vainqueur de 8 étapes lâchant l‘affaire après seulement une vingtaine de kilomètres. Un DNF coup de théatre qui s’ajoute aux deux DNS des blessés de guerre Ludo PORTERE et Alexis OOSTERHOFF qui avaient préféré jeter l’éponge de bon matin au saut du lit (de camp) après une nuit qui a dû porter conseil, mais fut-ce le bon ?... A peine attaquée cette deuxième moitié du parcours au pays de Don Quichotte de La Mancha, ils ne sont donc maintenant plus que 15 en course et c’est à chaque fois désolant de voir le groupe rétrécir. L’étape du jour qui a beaucoup moins tapé dans le dénivelé se terminera par 25 longs kilomètres sur une grande route rectiligne qu’on peut imaginer tracée pour une potentielle grosse circulation, mais comme souvent dans l’intérieur de l’Espagne, avec en réalité très peu de véhicules et c’est tant mieux pour la tranquillité de nos coureurs et leur sécurité... Demain même punition pour la 11e journée, étape « spéciale lignes droites » et si l’intérêt scénique peut y sembler parfois limité, il y en a pourtant au moins un, celui de tirer au plus court vers le sud et de se rapprocher plus vite du but.

 


Lundi 5 Mai - Etape 9 / VILLANUEVA DE G. - MONTALBO 58,5 km / D+ > 800 m (total 553 km)

 

Quand les super-cuisiniers de la TRANSESPAÑA (Stéphane & Xavier) décident de remplacer la traditionnelle salade fraîche d’arrivée par une soupe de légumes pour réchauffer les organismes en plein après midi de ce mois de mai, on se dit que ça commence à aller mal et que le climat est vraiment perturbé, même si le directeur de course se veut rassurant en certifiant qu’« on va vers le beau temps » (sic) ! Presque courte (plus courte en tout cas que la moyenne quotidienne depuis le départ) avec ses « seulement » 58 km mais corsée comme un café serré avec sa succession de bosses aux pourcentages sérieux qui font parfois aussi mal à gravir qu’à redescendre en fonction de l’état de ses quadriceps, l’étape numero 9 marquant le passage de la mi-course entre URDOS et MALAGA (Km 540) ne sera pas vraiment passée pour tout le monde comme une simple lettre à la poste. D’abord avec ce ciel encore menaçant au lever du jour et des prévisions météo surveillées de près mais pessimistes à miner le moral avant de prendre la route et ce sera le cas pour l’Allemand Holder HEDELT qui arrivera sur la ligne de départ soutenir ses copains en tenue de ville et donc déclaré DNS... A l’avant, le trio habituel reste imperturbable et conserve sa position et encore au-dessus des 10 km/h. Quelques-uns des coureurs du peloton maintenant réduit à 18 unités semblent marquer le pas sur cette numéro 9 comme Markus JÖRG (douleurs mécaniques récurrentes dans un pied) qui perd sa 4e place, Pierre-Henri JOUNEAU (touché par une espèce de gastro qui lui vide les boyaux depuis plusieurs jours), Gérard Habasque (malade cette nuit et donc sans énergie toute la journée) ou Ludo PORTERE (inflammation d’un releveur) qui, après 530 km menés de concert depuis 8 jours et demi avec son copain du club des « 1000 pattes » de BUXEROLLES Jean-Michel PION, doit se résoudre à laisser filer celui-ci et Ludo se classera ce soir 18e et ultime finisher de l’étape en 10h16’ (soit encore confortablement dans la moyenne éliminatoire de 5,6 km/h). L’inflammation du (ou des deux) « releveurs » (du pied), est la pathlogie bien connue la plus répandue et la plus redoutée sur les courses par étapes et les premiers signes de cette inflammation sournoise touchent également ce soir Luc VALZER (médecin de son état) et l’Australien Alexis OOSTERHOFF mais tous les deux gèrent la crise sereinement, à l’expérience. Côté classement féminin, derrière l’intouchable Zsuzsanna MARAZ, la coureuse en forme du moment est sans conteste l’Allemande Nina ROPERTZ (5e de l’étape) après une mise en route très prudente sur les premières étapes tandis que Delphine LAURENT (3e femme au géneral) et Mimi CHEVILLON (4e) assurent le job dans la bonne humeur en décidant d’unir leurs forces pour rejoindre l’arrivée en moins de 10 heures sans se quitter de toute la journée. Côté infirmerie, à part ces foutus releveurs récalcitrants et cette espèce de gastro qui a touché une partie de la caravane, RAS la troupe progresse bien vers le Sud... A venir Jours 10 & 11, les deux plus longues étapes de la deuxième moitié du tracé affichant 69 puis 64 km qu’on pourra voir comme le dernier obstacle avant de pouvoir débuter le décompte final jusqu’au Km 1000 et la Méditerranée ...où on espère sentir, enfin, la caresse du soleil !

 


Dimanche 4 Mai - Etape 8 / PUENTE DE VADILLOS – VILLANUEVA DE GUADAMEJUD 68 km / D+ 620 m (total 494 km)

 

La course en presque direct vue de l’intérieur c’est bien aussi, alors on vous propose aujourd’hui le compte-rendu d’étape du dossard 16 Fabrice Viaud, 10e de l'étape, 10e au classement général et grand maître expert de la course par étapes depuis 20 ans (sa première traversée de la France avec la Transe Gaule en 2005 et 8 autres suivront ainsi que 4 Deutschlandlauf – traversée de l’Allemagne – et 2 Trans Europe de plus de 4000 kilomètres pour ne citer que les plus importantes). Des récits circonstanciés qui sont souvent aussi avec le jeune retraité ancien professeur des écoles une bonne occasion de réviser les règles d’accord du passé simple… On a connu des comptes-rendus beaucoup plus longs que celui-ci par Fabrice mais ce soir après cette journée difficile marquée par quelques copieuses averses très fraîches et passages boueux collant aux semelles, tout le monde a besoin de se reposer et la veillée après le dîner a été courte !   

 

8e étape, 68km dont 10 de chemins.

La météo annonçait de la pluie, mais quand nous avons quitté l'hôtel le temps était sec, certes couvert mais pas de pluie à l'horizon. En fait d'horizon, comme nous étions dans un canyon il se limitait aux parois rocheuses à moins de se faire un torticolis à essayer de regarder vers le haut.

Faisant partie du 1er groupe, je me retrouvai dans le groupe de tête dont se détacha rapidement Luc Valzer que je ne pouvais ni ne voulais suivre dans cette première montée de quelques km. Gérard Habasque passa lui aussi devant moi, mais comme nous l'avions déjà fait la veille, une nouvelle partie de yoyo débutait.

La température était bonne, nous n'avions pas trop chaud. Les bosses se succédèrent jusqu'à un peu avant le 30e km puis le relief fut plus clément avec nous.

Le canyon laissa sa place à un autre joli paysage et on voyait bien au loin le ciel qui était bien gris. La route n'était pas beaucoup fréquentée et j'avançais de manière assez régulière, jusqu'au ravitaillement n°3 où j'avais prévu de changer de chaussures pour enfiler celles de trail. Il faut préciser que je ne suis pas à l'aise sur ces terrains caillouteux et boueux et qu'à 25km de l'arrivée on allait en emprunter pour 10 bornes en plusieurs tronçons de 500m à plus de 4km.

Bien m'en a pris car au km 45 on quitta la route pour un raccourci vallonné passant sur une colline et dont le revêtement était très collant, en plus d'être rouge. J'avais l'impression que chacune de mes chaussures pesait plus d'1kg. Pour retrouver le second tronçon, il y avait plus de 7km où mes chaussures me génaient car sur le bitume elles possèdent un amorti moindre. Et comme il s'était mis à pleuvoir, avec comme seule protection mon poncho, la partie n'était pas facile à négocier.

Par contre quand on atteignit les deux longues portions de chemin, je n'ai plus regretté mon choix, d'autant que la pluie revint et deux fois plus forte. Mes chaussures m'ont avantagé par rapport à ceux restés en "routes" et je pouvais courir sur les pierres et dans les flaques sans douleurs. Je conservai un bon petit rythme me permettant d'atteindre mon objectif du matin, mettre moins de 9h.

Cet après-midi ce fut lavage et séchage du linge et des chaussures, pas facile car nous sommes en auberge de jeunesse et à 9 dans la chambre avec des lits superposés on a du mal à s'étaler.

Demain, 10km de moins, soit 58 mais avec un dénivelé de beaucoup supérieur à celui d'aujourd'hui.
A+

 

 


Samedi 3 Mai - Etape 7 / MOLINA DE ARAGÓN – PUENTE DE VADILLOS 56,1 km / D+ 960 m (total 426 km)

 

Ainsi s’achève la première semaine de la TRANSESESPAÑA qui est aussi la dernière de la VIARAGÓN en 7 étapes qui se clôture aujourd’hui avec la victoire finale de Annie PARINGAUX (5h23' pour l'étape du jour) devant Rémi DUBOQ (5h34') 2e et Gwen QUÉANT à la fois 3e sur le podium (5h18', meilleur chrono chez les rescapés de la VIARAGÓN) et dernier classé sur les 10 partants de dimanche dernier à URDOS [Classement final : https://trans-espana.jimdofree.com/l-epreuve/cumul%C3%A9]. La remise des prix de cette 2e édition de la VIARAGÓN en apéritif du dîner de ce soir dans le parc de l’hôtel qui nous héberge ne traînera donc pas en longueur Pour ceux-là la messe est dite et une dizaine de personnes quitteront la caravane demain matin (préparez les Kleenex !) pour retourner dans leurs pénates tandis que la route vers MÁLAGA continuera pour les 21 coureurs de la TRANSESPAÑA qui reviennent jouer en deuxième semaine... Cette première étape intégralement tracée dans la province de CASTILLA LA MANCHA fut particulièrement belle avec son passage de col à 1400 mètres puis son final très pittoresque le long des gorges de Beteta avec une météo plutôt ensoleillée et sympathique toute la journée. Etape encore dominée par le même trio de tête, Péter TOLDI devant Maurice THEPAUT et Zsuzsanna MARAZ et sans changement notable dans la hiérarchie des arrivées à suivre.


Vendredi 2 Mai - Etape 6 / CALATAYUD – MOLINA DE ARAGÓN 76,2 km / D+ 1090 m (total 370 km)


Pas loin de 30°C au thermomètre à Brest aujourd’hui et un tout petit 12° dans le nord de l’Espagne, c’est assez injuste ! Ciel maussade pour le départ de l’étape la plus longue et la plus corsée de la traversée et il le restera ensuite toute la journée en y rajoutant un vent (froid) soutenu dans l’après midi et quelques orages localisés qui arroseront les coureurs les moins chanceux avant qu’ils en terminent de ce redoutable duo d’étapes 5 et 6 cumulant 152 km en deux jours. Molina de Aragón parlons-en, la commune détient le record original de « ville la plus froide d’Espagne » avec un -28°C enregistré en 1952 sur son plateau à 1200 mètres d’altitude. Plateau surventé aux airs de paysages de Mongolie par lequel chemine justement le tracé de la TRANSESPAÑA avec ses interminables lignes droites capables si vous n’êtes pas dans un bon jour de vous expédier le mental au fond des chaussettes... Dans ces conditions difficiles tout le peloton sera éprouvé aujourd’hui mais les mêmes restent à l’avant et c’est Annie PARINGAUX qui réalise la bonne opération du jour, 2e chrono de l’étape derrière Péter TOLDI (5e victoire d'étape). La Guérandaise qui comptait ce matin 21 minutes de retard au général sur Rémi DUBOQ lui en reprend 22 et endosse donc le maillot jaune du classement de la VIARAGON pour seulement 40 secondes ! Scénario assez improbable, la victoire finale va se jouer demain entre ces deux-là sur la dernière étape de 56 km alors que Gwen QUEANT n’est plus inquiété et conforte sa 3e place sur le podium puisqu’ils ne sont plus ce soir que 3 en course après le DNS du Suisse Beat EICHHORN, vaincu la nuit dernière par ses intestins en capilotade… Pour la TRANSESPAÑA format long 18 jours, le tiers du parcours est déjà ingurgité avec la province de l’ARAGÓN dans le rétroviseur et de nouveaux espaces à découvrir bientôt en CASTILLA LA MANCHA puis en ANDALOUSIE ...en espérant bien y trouver nous aussi sans trop tarder les 30°C qu’on envie aux Brestois ! Il faut souligner aujourd’hui le mental de super-guerrier de Jean-Michel FREMERY, malade lui aussi depuis hier soir, couché sans dîner, reparti à sec ce matin aux aurores à la marche, mine pâle et pas bien vaillant, et qui réussira à boucler ses 76 km sans jamais rechigner en un peu plus de 13 heures et dans les délais impartis.


Jeudi 1er Mai - Etape 5 / FUENDEJALÓN – CALATAYUD 75,6 km / D+ 1070 m (total 294 km)


En ce 1er mai (exceptionnellement pas chômé du tout), la journée s’annonçait rude avec les plus de 75 km promis au menu et elle l’a été pour tout le monde sur la TRANSESPAÑA ! Branle-bas de combat à pas d’heure dans le gymnase où les cafetières ronronnaient déjà à 4h du matin pour un premier départ anticipé à 5h suivi des deux vagues (comme sur les plus grands marathons) de 6h et 7h et pas moins de 6 postes de ravitaillement à installer aux Km 15, 27, 37, 47, 57 et 67, toute la caravane est sur le pont ! Echauffement du jour, une quinzaine de kilomètres menant au col de Puerto de la Chabola (902 mètres) où il fait très frais mais d'où la vue plongeante est splendide et où la moitié du D+ du jour est déjà avalée, voilà une mise en jambes à la fraîche qui réveille ! Après quelques tronçons de routes plus importantes et le défilé des tables de ravitaillement pour refaire les niveaux tous les 10 km, un final majestueux sur près de 20 kilomètres de route étroite et sinueuse longeant un canyon encaissé marquera la fin d'étape pour finir de s'en mettre plein les jambes et plein les mirettes avant d'atterrir sur les ramblas de Calatayud, ville de 20000 habitants, pour une arrivée plein centre-ville et la promesse d'une nuit en hôtel dans un vrai lit. Après une longue journée comme celle-là, un luxe qui ne se refuse pas... Le bilan comptable de l'étape est malheureusement lourd avec 4 abandons sur la VIARAGON : Thierry BEAUMONT (inflammation des releveurs), Jean-François LEIGNEL (périostite), Jean-Charles CAILLIEZ (au bout du rouleau, manque de sommeil), Didier da Costa (mal de dos s'aggravant) et après 5 étapes il ne reste plus désormais en course pour les deux ultimes étapes que quatre coureurs sur les dix partants... Le peloton de la TRANSESPAÑA s’en tire mieux avec encore 21 coureurs sur 24 partants visant la plage de MALAGA. Même si Zsuzsanna MARAZ s’est égarée aujourd’hui sur le parcours en rallongeant sa route de quelque 4 km, en tête le classement général reste inchangé et derrière tout va plutôt bien, pas de sérieuses blessures à déplorer du côté de l'infirmerie, ce qui est déjà fort bien après ces presque 300 km avalés en 5 jours. Une mini épidémie de maux de ventre touche cependant ce soir quelques coureurs et quelques membres du staff d’encadrement, affaire à surveiller car la route est encore longue !


Mardi 29/04 - Etape 3 / AYERBE – CASTEJÓN DE VALDEJASA 51,1 km
Mercredi 30/04 – Etape 4 / CASTEJÓN DE VALDEJASA – FUENDELAJÓN 61,3 km

 

La province d’Aragón  est à l’Espagne ce que le département de la Creuse est à la France, une espèce de no man’s land désertifié et rendu à la nature sauvage où même les villes et villages traversés semblent vides et abandonnés, autrement dit un terrain de jeu parfait pour des coureurs à pied lâchés sur les routes et épargnés par la circulation automobile, mais aussi (et on y pense moins) pour les flécheurs véhiculés qui balisent le parcours de leurs stickers directionnels nécessitant de multiples arrêts sur les bords de route en se garant de préférence n’importe où et n’importe comment, un vrai bonheur ! D’un point de vue plus botanique, autre avantage notable pour ces mêmes flécheurs, les massifs d’orties sauvages sont ici complètement absents des bas-côtés, ce qui adoucit grandement la tâche lorsqu’on s’adonne au fléchage en short et en sandales…. L’Aragón est aussi à coup sûr un pays venté, en témoigne la densité des forêts d’éoliennes qui bordent notre tracé depuis deux jours. Vent bien présent en effet et encore frais mais heureusement le plus souvent favorable pour nos coureurs qui ont mis le cap au sud. Après une 3e étape sans histoire où la routine quotidienne s’installe tandis que le classement général commence à prendre forme, la 4e journée sera plus mouvementée en débutant bien mal avec dès ce matin à 6h30 comme un coup de tonnerre l’inattendu DNS (Did Not Start) du très expérimenté Christian Fatton qui ne se présente pas sur la ligne de départ. Comme si les multiples et divers problèmes mécaniques qu’il gère au mieux depuis des mois (des années ?) ne suffisaient pas, c’est son estomac qui le lâche durant la nuit qui se terminera pour lui à vomir dans les sanitaires. Fin de chantier pour Christian, double finisher des Trans Europe 2009 et 2012… La grande faucheuse frappera encore un peu plus loin avec les deux DNF (Did Not Finish) synchronisés du couple Dessartine au premier poste de ravitaillement (Km 14) : tendinite au tendon d’Achille pour Stéphanie et cheville esquintée pour David. Pour tout le reste de la troupe l’étape sera validée en se terminant le long des premiers vignobles du « Campo de Borja », la municipalité de FUENDELAJÓN offrant comme à chaque édition une cinquantaine de bouteilles du précieux breuvage à la caravane des coureurs et bénévoles, muchas gracias !

Côté VIARAGÓN, le trio de tête Rémi DUBOQ – Didier DA COSTA – Annie PARINGAUX ne se lâchera pas de la journée pour terminer dans un mouchoir de poche et côté TRANSESPAÑA le Hongrois Péter TOLDI (3e victoire d’étape) enfonce le clou en prenant 12 minutes au Brestois Maurice THEPAUT et 30 minutes à sa compatriote Zsuzsanna MARAZ (voir pages « L’épreuve/classement »). On peut aussi noter les belles places du jour des sexagénaires bien mûrs Markus JÖRG, Christian FOUILLET, Luc VALZER et Fabrice VIAUD, respectivement 5e, 7e, 8e et 9e sur ces 61 km. Nouvelle nuit de bivouac + dîner (saucisse /lentilles) en salle municipale spartiate avant le plaisir de retourner dormir dans un vrai lit et des draps frais demain en auberge ...mais après une grosse journée de 75 km qu'il faudra d'abord se coltiner. Trois départs sont programmés à 5h30, 6h et 7h.


Lundi 28/04 - Etape 2 / JACA – AYERBE 59,8 km

 

Soleil radieux sur fond de ciel pur azur, températures idéales, revêtement flambant neuf doux comme une moquette ondulant au milieu de forêts de sapins sur les 40 premiers kilomètres du tracé, circulation quasi nulle, difficile d’imaginer mieux pour se lancer sur une longue journée à battre la campagne et le bitume ! Sur le macadam on prend les mêmes et on recommence, la « Magyar Connection » efface à nouveau comme hier les précédents records Hommes et Femmes de l’étape, 5h07’ pour Péter TOLDI vainqueur de l’étape à presque 12 km/h et 5h15’ pour Zsuzsanna MARAZ, 2e à 11,4 km/h sur les 60 km Par contre le podium de cette 2e étape ne sera pas complété comme hier par le benjamin Tristan LACHEREST, victime d’une violente rupture de faisceau cérébrale qui décide brutalement au Km 30 de jeter l’éponge. Le vétéran sexagénaire Maurice THEPAUT saisit l’ouverture et se classe donc 3e aujourd’hui, à seulement une minute de MARAZ. Jean-Michel Frémery côté TRANSESPAÑA (en 9h06’) et Jean-Charles CAILLIEZ côté VIARAGON (en 9h56’) clôtureront cette belle journée ensoleillée à AYERBE où toute la logistique sera impactée par la coupure électrique géante touchant l’Espagne et le Portugal... La règle numéro 1 bien connue de ces courses par étapes étant d’être toujours capable de s’adapter aux aléas du jour, c’est donc ce qu’il a fallu faire dans l’urgence et toute la caravane aura pu s’installer dans le gymnase de la ville, se doucher, se restaurer, boire quelques boissons fraîches de récupération, faire la sieste et même dîner aux chandelles avant de se coucher pour une nuit réparatrice, et demain sera un autre jour !


Dimanche 27/04 - Etape 1 / URDOS – JACA 46,4 km

 

A 9 heures sonnantes au clocher de l’église de URDOS (Pyrénées-Atlantiques), sous les ordres du starter M. Jacques Marquèze, Maire, les 24 coureurs et la trottinette engagés sur la TRANSESPAÑA + les 10 coureurs de la VIARAGON ont pris tous ensemble et sous un ciel menaçant le départ en direction du col du Somport (1632 m) et de la frontière espagnole. Une première étape dite d’« échauffement » mais encore bien frisquette et pimentée de quelques gouttes, d’un vent franchement frais, de vues imprenables sur les pics enneigés environnants et, techniquement parlant, d’une bonne vingtaine de kilomètres de sentier emprunté au « Camino de Santiago » sur lequel il faut en permanence surveiller ses appuis, certains aiment et d’autres beaucoup moins qui apprécieront de bientôt bifurquer vers le sud plutôt que de poursuivre à l'ouest sur les chemins de Compostelle qu'on laisse volontiers aux traileurs et aux bonnes soeurs… Affaire rondement menée et réglée à l’avant par les deux Magyars Péter TOLDI (4h23’) et Zsuzsanna MARAZ (4h29’) qui établissent respectivement à plus de 10 km/h les records masculin et féminin du tracé du jour entre URDOS et JACA déjà emprunté depuis 2016 par 5 ViA IBERICA + 2 TRANSESPAÑA + 1 VIARAGON, les choses débutent plutôt bien ! Le benjamin du peloton Tristan LACHEREST (37 ans depuis hier) complète le podium du jour en 4h31’. Et derrière ça suit sans histoire tandis que le ciel se découvre enfin et que les francs rayons de soleil redonnent le moral à la troupe... Le chantier 2025 TRANSESPAÑA#3/VIARAGON#2 est bien ouvert et le menu affiche pour demain 60 km 100% aragonais menant de JACA à AYERBE.


TRANSESPAÑA - Edition #3

 

Les résultats partiels seront disponibles chaque jour à partir de 15h00 environ, puis mis à jour au fur et à mesure des arrivées.

(la publication sera commune pour la ViAragón et la TransEspaña)

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Partial results will be available each day from around 3.00 pm, and will be updated as the finishers arrive.
(publication will be the same for the ViAragón and TransEspaña)

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TRANSESPAÑA - Edition #3 (Inscriptions au 04 février 2025)

Une série de désistements nous amène à ré ouvrir la liste principale pour quelques places sur la TransEspaña.
Si vous hésitiez, c'est le moment !                                                                                  (C'est  ICI)
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A series of withdrawals has led us to reopen the main list for a few places on the TransEspaña.
If you were hesitating, now's the time!                                                                        (Click here)

VIA KALCHAKI ARGENTINA - Edition #2 - (21 au 30 octobre 2025)

Les conditions pour l'organisation de cette deuxième édition s'annoncent favorables.

Dans les grandes lignes, l'édition 2025 se déroulera comme ce qui était prévu en 2024.

(mise à jour des documents prochainement)

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Conditions for the organization of this second edition look favorable.
Broadly speaking, the 2025 edition will take place as planned in 2024.
(documents to be updated shortly)

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TRANSESPAÑA - Edition #3

Dates : du 27 avril au 14 mai 2025.
Que Viva la 3e édition de La TRANSESPAÑA et la 2e édition de la ViAragón !
Départ des deux épreuves le même jour.
30 dossards pour la TransEspaña, Pré-inscription ICI
10 autres pour sa petite sœur. Veuillez nous contacter pour la ViAragón.
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Dates : April 27 to May 14, 2025.

Que Viva  the 3rd edition of La TRANSESPAÑA and the 2nd edition of ViAragón!
Start of both events on the same day.
30 bibs for Transespaña, Pre-registration HERE
10 more for his little sister. Please contact us for ViAragón.

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Voilà, l'édition 2023 s'est terminée avec 10 participants à l'arrivée. Les résultats détaillés sont archivés.

Encore un grand merci à tous (coureurs et bénévoles) pour cette belle aventure.

Pour le moment, pas de prochaine édition en prévision, mais plutôt une épreuve plus courte (les sept premières étapes de la TransEspaña ...) fin mai 2024. Nous sommes encore en réflexion et nous vous en dirons plus très prochainement ...

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Etape 18 & fin / ALFARNATE – MÁLAGA (La Cala del Moral) 53,6 km (total 1079,8 km)
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE ! Celle de cette 2e édition de la TRANSESPAÑA revient donc à Rémi Duboq (53 ans) avec 13 victoires d’étapes et un temps final de 103h23’ pour les 1080 kilomètres de la traversée Pyrénées-Méditerranée, soit seulement une heure et demi de plus qu’en 2022 où il avait pris la 4e place, on appréciera la régularité de moteur diesel. Son dauphin Matthias Völkel (37 ans), roi de la montagne, remporte les 5 autres étapes, dont les 4 dernières, et améliore de 39 heures (!) son chrono final de l’année dernière quand il avait terminé à la 16e place avec un douloureux baptême des « releveurs » en milieu de parcours. L’inusable Fabrice Viaud (63 ans) complète le podium au terme de sa 17e course de plus de 1000 km (et ce n’est pas fini, traversée de l’Allemagne programmée cet été), devant le non moins inusable Lionel Rivoire (69 ans), 1er V4. Milka Rajala (34 ans), 5e, remporte le classement féminin sans contestation et en améliorant de 3 heures et demi le temps de référence de Edith Doyen en 2022 mais il était temps que la plaisanterie se termine pour la petite Finlandaise à la peine depuis hier, sans toutefois jamais se départir de ses éclats de rire sonores.
L’étape finale ne fut pas de tout repos, débutant par une douce montée matinale pour s’extraire de la quiétude d’ALFARNATE, vue magnifique sur la vallée qui se réveille dans des bancs de brume, avant la deuxième ascension de 10 kilomètres bien plus raide pour retourner frôler une dernière fois l’altitude 1000 dans le « Parque Natural Montes de Málaga ». Km 33, une tache bleue inhabituelle perce l'horizon de ces paysages arides, la Mer ! Mais avant de la toucher, la surprise du chef avec un dernier tronçon de parcours modifié par rapport à la 1ère édition pour une ultime rafale de petites grimpettes sèches avant d'entrer dans MÁLAGA. La plage et les vacances se méritent et s’il y en a ce soir quelques-uns qui l’ont vraiment mérité ce sont bien ces conquérants de l’inutile qui ont osé le pari de traverser l’Espagne en petites foulées. A chaque jour suffit sa peine et demain il n'y en aura pas ...ou alors un footing léger de récupération sur la plage ?

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Etape 16 / VALDEPEÑAS-DE-JAÉN – MONTEFRÍO 53,4 km / D+ 1000 mètres env. (total 966,5 km)
Etape 17 / MONTEFRÍO – ALFARNATE 59,7 km / D+ 860 mètres env. (total 1026,2 km)
Avant le feu d’artifice final, encore deux étapes aux décors somptueux sur fond de montagnes, dont hier la Sierra Nevada aux sommets enneigés, et toujours des bosses à revendre avec quasi 2000 mètres de D+ cumulés sur ces deux jours et dont on se demande quand ça va s’arrêter... Si comme promis cette épreuve se termine sur une plage, un jour il va forcément falloir descendre pour de bon vers la mer, mais pourtant c’est encore perché à près de 1000 mètres d’altitude dans des villages isolés que ces deux étapes ont fait escale pour des nuits idéalement fraîches et réparatrices. Sur ces profils accidentés, Völkel vole (il termine aujourd’hui à seulement 7 minutes du temps de référence de Rainer Koch, vainqueur de l’édition 2022) et Duboq tient le rythme (18 minutes de mieux aujourd’hui que l’an dernier sur la même étape). Après le 1000e kilomètre de course depuis URDOS, pour tout le monde ça sent l’écurie et le bon foin, en l’occurrence le sable chaud, la Méditerranée et une nuit dans un vrai lit sans avoir à cogiter sur l’étape du lendemain. Chez les filles qui ne sont plus qu’une en course, journée 17 plus difficile pour Milka Rajala, extrêmement régulière depuis le départ et qui va décrocher demain le record féminin de la traversée mais qui doit gérer les crampes de fin de parcours. Sympathique soirée paella en plein air dans le parc ombragé du gymnase d’ALFARNATE + judicieuse salade de fruits qui permettra de liquider les stocks de l’intendance qui a géré les postes de ravitaillement (entre 3 et 6 par jour) depuis presque trois semaines, la face cachée des courses par étapes et de ses bénévoles qu’on ne remerciera jamais assez, ceux-là qui traversent un pays au volant et en visitant ses supermarchés climatisés pendant que d’autres s’échinent sur la route en usant leurs semelles.

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Etape 15 / TORREQUEBRADILLA - VALDEPEÑAS-DE-JAÉN 58,2 km (total 913,1 km)
Aujourd’hui de bon matin, ce fut cap sur la lune qui avait décidé de se coucher tout juste dans l’axe du premier tronçon de l’étape. Avec le réveil dominical des petits oiseaux, le spectacle son et lumière du lever du jour au milieu des oliveraies fut tout à fait magique, éteignez les frontales ! C’est ensuite que les choses se corsèrent avec le contournement de la ville de JAÉN (plus de 110000 habitants) où le traceur avait bien travaillé son sujet en réussissant à éviter les trottoirs encombrés de cette grosse agglomération par un parcours tortueux et une sortie de route improbable pour les coureurs envoyés tout droit dans la pente et les cailloux à travers une oliveraie pendant près d’un kilomètre. Un peu casse-pattes mais ça passe, bien joué ! Les historiens les plus pointus de la course par étapes auront noté qu’aujourd’hui la TRANSESPAÑA a croisé la route de la TRANSEUROPE 2012 qui avait fait escale ici à JAÉN, quelques jours avant de s’achever à Gibraltar. Suivirent 20 kilomètres de montée ininterrompue entre le 31e et le 51e jusqu’à un passage de col à 1200 mètres, au ras des alpages... Là-haut c’était gagné pour la journée, il ne restait plus qu’à se laisser descendre en roue libre jusqu’à la douche et le couchage au très confortable gymnase de Valdepéñas. Matthias Völkel remporte l’étape et consolide son maillot à pois de meilleur grimpeur devant le maillot jaune Rémi Duboq. Derrière, le trio Fabrice Viaud, Milka Rajala, Lionel Rivoire continue de naviguer à vue les uns des autres toute la journée et derrière encore, ça suit toujours. Résumé ainsi en quelques lignes, ça semble simple de s'enquiller une soixantaine de kilomètres chaque jour mais pour les 10 rescapés (+ Saïd Kahla hors classement, qui a repris cette année le parcours débuté l'an dernier et stoppé à la moitié sur blessure) ce fut encore une rude journée et à 21 heures, même s'il fait encore jour dehors, c'est extinction des feux. Les Pyrénées sont à 900 kilomètres derrière eux et le plongeon dans la grande bleue n'a jamais été aussi proche...

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Etape 14 / SANTA ELENA – TORREQUEBRADILLA 63,0 km (total 854,9 km)

Torrequebradilla, pipirrana & tortillas… TORREQUEBRADILLA, l’objectif du jour, paisible village de 250 âmes endormi dans la vallée du rio Guadalquivir. Il y faisait paraît-il 40 degrés la semaine dernière lors du passage de la vague de chaleur et nos coureurs s’en tirent donc à bon compte aujourd’hui avec un petit 30 tout à fait respirable, même si pour les derniers arrivés en milieu d’après midi il devenait temps de s’allonger à l’ombre pour une sieste réparatrice. Pipirrana, le fameux gaspacho local enrichi et accompagné de tortillas fraîches, le tout offert comme l’an dernier par la municipalité présente sur la ligne d’arrivée pour accueillir la TransEspaña du premier au dernier coureur. 100 % des partants sont arrivés mais malheureusement on comptait deux unités en moins sur la ligne de départ de cette 14e étape. L’Andalousie c’est la guigne pour Christian Fouillet, malade la nuit dernière (gastro / crise de foie ?) et qui doit renoncer, il avait déjà abandonné sur blessure tout près du but dans la 16e étape l’an dernier. Et puis le patineur Gérard Denis aux genoux de plus en plus récalcitrants rend lui aussi les armes et sa trottinette au lever du jour. Ils avaient pourtant tous les deux réalisé un parcours sans faute depuis les Pyrénées et on espère que l’hécatombe s’arrêtera là. Arriba TRANSESPAÑA, Málaga 225 K !

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Etape 13 / CASTELLAR-DE-SANTIAGO – SANTA ELENA 48,5 km (total 791,9 km)
Départ unique à 7h30 pour les 12 rescapés et magnifique mise en bouche pour le dernier chapitre andalou de la traversée ibérique. Aujourd’hui l’étape la plus courte du menu TRANSESPAÑA mais une étape de caractère avec ses 750 mètres de D+. Une fois sorti du village de CASTELLAR, des restes de brume matinale ont embelli les premiers kilomètres de chauffe gentiment vallonnés avant d’attaquer le plat principal du jour, un joli massif sentant bon la pinède pour une ascension ardue en lacets sur plusieurs kilomètres et menant au 2e point de ravitaillement du Km 28. En récompense de l’effort ascensionnel, suivait une belle descente tout aussi tortueuse d’une dizaine de kilomètres à négocier avec prudence ou tout schuss selon l’état de ses quadriceps. Difficile à imaginer mais sur ces courses-là certains grimpent plus vite qu'ils ne descendent... Au ravitaillement numéro 3 du Km 38, le génial responsable du poste que nous ne dénoncerons pas avait anticipé les températures en hausse avec l’expérience du coureur qu’il fut lui-même en planquant quelques boîtes de bière sous les glaçons dans le double fond de sa glacière. A cet endroit-là de la journée où le soleil approche de son zénith, un luxe et un plaisir sans nom (à déguster avec modération, cela va de soi) ! Houblon 98 ou autre carburant sans plomb, il fallait de toute façon à ce moment-là se remonter le moral et prendre des forces avant le dernier tronçon de 10 kilomètres qui annonçait une longue ascension finale jusqu’au village de SANTA ELENA, interminable conclusion d’étape avec vue sur l’autoroute Madrid-Séville et ses gigantesques ponts routiers enjambant le relief.
Les deux scoops du jour : la première victoire d’étape pour le montagnard au gabarit de jockey Matthias Völkel qui devance au sprint le maillot jaune Rémi Duboq de moins de deux minutes et, plus tristement, l’abandon de Vincent Perreau, 3e du classement général. Victime d’une infection urinaire, il a tenté de repartir ce matin mais s’est presque aussitôt arrêté. Il est toujours difficile de décrocher son dossard si près du but, surtout sans problème mécanique ni musculaire et alors que les jambes tournent, mais la santé prime évidemment et avec deux médecins-coureurs dans la caravane, Vincent a pu être bien conseillé.

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Etape 12 / LA SOLANA - CASTELLAR-DE-SANTIAGO 58,4 km (total 743,4 km)
À maintenant moins de 350 kilomètres de MALAGA et de la mer promise, on sent déjà que le paysage se méditerranéïse avec quelques coteaux plantés d'oliveraies et des villages aux façades blanchies à la chaux qui annoncent l'Andalousie toute proche (ils y entreront demain peu avant le 10e kilomètre). Cette 12e cartouche du chargeur TRANSESPAÑA a bénéficié d’une météo de rêve, douceur matinale dès le premier départ à 6 heures puis soleil généreux mais sans chaleur excessive pour des organismes aguerris. Chez les plus rapides, Rémi Duboq qui donne tout chaque jour, même sans concurrence directe, continue d’accentuer sa mainmise sur le classement (12 victoires d’étape), une « petite » journée de seulement 5h30 sur le bitume pour le leader, soit à peine 3 minutes de plus que l’an dernier sur le même parcours. Chez les filles y’a pas photo non plus, la joyeuse Finlandaise Milka Rajala a également remporté les 12 étapes et, partie avec beaucoup de retenue sur le début de la traversée, elle collectionne depuis plusieurs jours les records féminins de chaque étape pour la plus grande satisfaction du directeur de course qui tient ses fiches et les chronos. Milka passe aujourd’hui la ligne en compagnie du septuagénaire Lionel Rivoire, l’inusable Normand au lourd passé d’ultrarunner, présent depuis 15 ans sur à peu près tout ce qui existe en matière de courses itinérantes. Luc Valzer, blessé à un tendon d’Achille, n’est pas reparti ce matin et ils restent donc à 12 en course + la trottinette magique du doyen Gérard Denis. Ça sent bientôt la mer et tous ceux-là peuvent désormais sérieusement caresser l’espoir de réussir leur pari.

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Etape 11 / PEDRO MUÑOZ – LA SOLANA 63,5 km (total 685,0 km)
L’étape de tous les records, la plus plate (D+ 130 mètres) avec la ligne droite la plus longue de la traversée (17 kilomètres tracés à la règle sur la carte c’est long, même si on reste loin des records de la TransAmerica) et sans doute la moins excitante aussi en matière de paysages. On dira qu’hier + aujourd’hui ont constitué deux étapes de transition où il pouvait être utile de débrancher le cerveau et permettant de descendre au plus droit vers l’Andalousie, troisième et dernière province qui nous accueillera après demain pour ne plus nous lâcher jusqu’à la Méditerranée. Parmi les faits d'armes du jour relevés sur le journal de bord, l’Allemand Matthias Völkel pique la 2e place du classement général à Vincent Perreau alors que son compatriote Frank Behnke, les deux « releveurs » (une spécialité des courses par étapes) inflammés depuis plusieurs jours mais soigné avec amour par sa femme chiropracteuse (?) est en bonne voie de guérison et devrait bientôt retrouver sa foulée légère des premiers jours, la Finlandaise Milka Rajala, désormais seule femme en course, joue au chat et à la souris avec Fabrice Viaud durant toute la journée au gré des arrêts aux stands de ravitaillements et de ceux techniques pour vidange, avant de signer une armistice (provisoire) pour en terminer main dans la main. Journée délicate par contre pour Luc Valzer et son tendon d’Achille en capilotade qui termine son étape ce soir après 20h30 directement dans la salle de restaurant et juste pour le dessert, accueilli par des applaudissements fournis. Le moral au fond des chaussettes en début d’étape, il se sera accroché à l’objectif pendant 14h35’ et termine par un tour d’honneur de la table des convives en prenant la peine de saluer chacun des coureurs et des bénévoles l’un après l’autre. La soirée et la nuit seront courtes avant de repartir demain à 6 heures pour 58 kilomètres, plus tu arrives tard et plus tu repars tôt !...

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Etape 10 / MONTALBO – PEDRO MUÑOZ 69,3 km (total 621,5 km)
Et pour récupérer de cette longue et chaude étape, un magnifique gymnase 5 étoiles. Claudine Pascal DNF ce matin avant le premier poste de ravitaillement (ampoule infectée sous la plante du pied).

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Etape 9 / VILLANUEVA-DE-GUADAMAJUD – MONTALBO 58,4 km (total 552,2 km)
Et de 9 ! Une étape diversifiée à souhait avec une mise en route qui pince (seulement 3 ou 4°C au lever du jour) sur de la jolie petite route sinueuse et hérissée de quelques pentes à pourcentages sérieux, une fin d’étape sur de la grande route rectiligne, plate et sans ombrage où le soleil commence à plomber, entre les deux une pincée de sentier pour travailler la souplesse des chevilles et puis la surprise d’une traversée de village en liesse en ce 1er mai avec quelques applaudissements inattendus pour ceux qui seront passés à l’heure de la procession oû tout le village est dans la rue… Dans le cochon tout est bon, sur les routes de la TRANSESPAÑA aussi ! En résumé, ci-dessous le petit compte-rendu du jour par l'expérimenté Fabrice Viaud dossard 16, 4e de l'étape et 4e du classement général. Un pur moment de bonheur de lecture :
« Alors, comment dire, par quoi commencer pour résumer cette 9ème étape ?
Ce soir on a fait la moitié de la TransEspaña en nombre d'étapes (9/18) et en km (552/1081). Le plus difficile est-il passé ou à venir ? Certes les organismes commencent à être fatigués mais aussi à être habitués à enchaîner quotidiennement ces km. La météo a été jusqu'à présent relativement clémente avec néanmoins des après-midi de plus en plus chauds alors qu'au petit matin il fait souvent frais à froid.
Pour cette journée, cette dernière avec relativement du gros dénivelé, il y a beau y avoir eu 10km de moins qu'hier, elle ne fut pas moins difficile que les précédentes.
Nous sommes partis direct droit dans la côte et ça ne fait pas vite avancer le kilométrage. La descente n'a pas été assez longue pour faire remonter mon allure moyenne au-dessus de 9km/h. Et au premier ravitaillement les 15km m'avaient pris 1h43. 6' d'arrêt pour retirer le débardeur coupe-vent, m'alimenter et recharger mes bouteilles et je suis reparti à l'assaut du second "coup de cul" du jour. Les ravitaillements avaient été positionnés au pied de chacune des difficultés du jour (sauf le 3, en pleine descente mais peu de temps après une nouvelle montée). Autant il avait fait très frais quand nous sommes partis, autant dès que le soleil est passé au-dessus des hauteurs environnantes on sentait l'ardeur de ses rayons. Je m'étais badigeonné de crème solaire et protégé bras, mains et tête. Il y avait de nombreux arbres au bord de la route et le tracé de celle-ci était sinueux, donc nous avons eu de l'ombre assez souvent.
Comme on va vers le sud, le soleil est derrière nous ou sur notre gauche et au fil des heures, il passe de face, mais ça tourne tout le temps ce qui m'a fait jouer avec ma casquette que je mettais tantôt à l'envers tantôt à l'endroit.
Au ravito 3, quand j'ai recommencé à descendre, j'ai failli me faire bloquer par un troupeau de moutons que le berger déplaçait mais ma vivacité d'alors me fit accélérer à bon escient. Jusqu'à présent j'étais rentré peu à peu dans mon étape et avec la musique dans mon MP3 je savourais ces moments rien qu'à moi. Puissiez vous un jour connaître ces moments d'extase où l'effort est oublié, où les sens sont exacerbés mêlant le visuel au détour d'une courbe où la vue est magique, l'olfactif avec les différentes senteurs des fleurs, genêts entre autres, l'auditif avec une bande-son spéciale Carlos Santana, le tactile où la foulée est si légère que je ne ressentais plus les douleurs passées... un pur moment de bonheur !
Bien sûr, comme tout rêve, qu'il soit éveillé ou pas, il y a un moment où il faut revenir sur terre mais j'ai "kiffé un max" comme disent les "djeun's".
Le retour sur terre fut matérialisé par une nouvelle montée et un changement drastique de paysage. Moins d'ombre donc plus de chaleur, revêtement plus rugueux, passage dans un chemin puis longue portion vers une petite ville où se situait le dernier ravitaillement. En ce 1er mai, il y avait la fête de la vierge sans tête avec toutes les animations qui vont avec. Heureusement, j'ai raté la procession mais j'y ai gagné à croiser les beautés locales toutes plus court vêtues les unes que les autres. J'ai traversé la fête sans me laisser trop distraire et là, je l'ai vue ! Grande, longue, interminable, j'en eus les jambes coupées quelques instants avant de réaliser qu'il fallait que je m'y attaque sans tarder : il s'agissait, vous l'aviez compris, de la longue et forte montée qui se présenta à ce moment. J'ai choisi de la déguster avec modération en l'entamant en alternant marche et course puis en la finissant en marchant. Le goudron fit place à du chemin de pierres et cela dura trop longtemps à mon goût avant de repasser sur une portion d'asphalte. Nous sommes retournés sur la route principale pour les 5 derniers km.
Quand j'ai franchi la ligne d'arrivée j'ai été soulagé car ça commençait à me chauffer un peu partout. Vite une boisson fraîche houblonnée pour épancher ma soif de frais puis un coca.
Et ensuite, tout reprendre les rituels les uns après les autres afin de pouvoir se reposer.
Demain, 69km avec peu de dénivelé mais le début de longues lignes droites. Va falloir gérer autrement et compter avec la température qui sera d'au moins 28° en milieu d'après-midi.
À+ »
(Copyright © Fabulous Fab#16, 2023)

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> Sábado Etape 7 / MOLINA DE ARAGÓN – PUENTE DE VADILLOS 56,0 km (total 425,8 km)
> Domingo Etape 8 / PUENTE DE VADILLOS – VILLANUEVA-DE- GUADAMAJUD 68,0 km (total 493,8 km)
Le week-end s’est bien passé, 56 + 68 = 124 kilometros de plus au compteur et 0 DNF, voilà une affaire qui marche, qui roule et qui court ! Sur ces larges routes de l’intérieur de l’Espagne, on se demande parfois pour qui elles ont été tracées tellement on y voit peu de véhicules, ce qui fait évidemment l’affaire de nos coureurs qui peuvent progresser sans stress et se laisser aller à leurs rêveries et à leur solitude de coureur de fond dans une paix royale. Les canyons et falaises de l’Aragon ont maintenant laissé place aux collines plus gentiment arrondies de La Mancha avec des dénivelés adoucis pour les quelques jours à venir. Personne ne s'en plaindra, probablement... Aujourd’hui dimanche, Luc Valzer dossard 25 et médecin de son état a « sacrifié » son étape dans un bel élan de solidarité pour veiller sur Robert Miorin, un peu fébrile au réveil. Au bout des 68 km côte à côte, le duo clôturera l’étape en 12h39’. Après une semaine de route et le teint déjà bien hâlé, demain à peine partis ils fêteront le Km 500 et un peu plus loin la mi-parcours entre les Pyrénées et la Méditerranée.

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Etape 6 / CALATAYUD - MOLINA DE ARAGÓN 75,7 km (total 369,8 km)
« Adios Aragon, Bienvenido en Castilla-La-Mancha », c’est écrit sur le roadbook au Km 42, tout juste un marathon matinal avant de changer de province pour s’enfoncer toujours plein sud dans le pays de Don Quichotte et de ses moulins à vent. Le vent donc, grand invité du jour qui aura joué avec les nerfs des coureurs et desséché les organismes au fil des heures, à petit feu, avant le coup de grâce sur le plateau à 1200 mètres d'altitude et aux airs de paysages de Mongolie formant le tronçon final de l'étape. Au bout de leur loooooooongue journée, ils ne parlaient tous que de ça, la majorité d’entre eux marqués par l’effort et par les 150 kilomètres cumulés des deux dernières étapes particulièrement musclées. Le gros morceau est maintenant dans le sillage de leurs foulées et ils sont déjà rendus ce soir au tiers de la traversée, mais l’aventure s’arrête malheureusement pour Ludovic Portere qui rend les armes en milieu de journée, touché à un tendon d’Achille depuis déjà quelques jours. A l’état de fraîcheur général sur la ligne d’arrivée, l’homme du jour sera Matthias Völkel, 3e de l’étape, déjà présent sur la TRANSESPAÑA 2022 et qui joue de son expérience pour gratter près de deux heures sur cette seule étape sérieusement vallonnée, impressionnant ! Chez les fringants vétérans, Christian Fouillet qui a largement l’âge d’être le père du jeune Allemand de 37 ans, gagne lui aussi plus d’une demi-heure sur son chrono de l’an passé et confirme son bel état de forme depuis le départ. 100 % des filles sont toujours en course, la Finlandaise Milka Ravala prend la 5e place du jour en 10h12’ en éclatant de rire et la Toulousaine Claudine Pascal clôt les débats en 14h10’ sans se départir de son bel accent chantant.... Respect à tous ces concurrents de l’effort gratuit (et peut-être inutile ?), dignes disciples du héros local Don Quichotte.

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Etape 5 / FUENDEJALÓN – CALATAYUD 75,6 km / D+ 1070 m (total 295,2 km)
Toujours plus fort, pour cette journée qui s'annonce longue, c'est à 5 heures que le gymnase s'éveille pour trois départs successifs à 5h30, 6h et 7h et 6 postes de ravitaillements à installer aux Km 15, 27, 37, 47, 57 et 67, toute la caravane TRANSESPAÑA est sur le pont... Echauffement du jour sur les 16 premiers kilomètres menant au col de Puerto de la Chabola (902 mètres) d'où la vue plongeante est splendide et où la moitié du D+ du jour est déjà avalée, une mise en jambes qui réveille ! Après quelques tronçons de routes plus importantes, c'est encore une vingtaine de kilomètres le long d'un canyon encaissé qui marqueront la fin d'étape pour finir de s'en mettre plein les jambes et plein les mirettes avant d'atterrir sur les ramblas de Calatayud, ville de 20000 habitants, pour une arrivée plein centre-ville et la promesse d'une nuit dans un vrai hôtel et dans un vrai lit. Après une journée comme celle-là, c'est un luxe qui ne se refuse pas. Demain même punition, même distance et encore un peu plus de D+ pour pimenter l'entrée en province de Castilla-La-Mancha après 5 jours en Aragon pour les 15 coureurs et la trottinette toujours en course.

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Etape 4 / CASTEJÓN-DE-VALDEJASA -  FUENDEJALÓN 61,3 km (total 219,6 km)
Deux départs avancés à 6h30 et 7h30 ce matin, les premiers (de la veille) seront les derniers et les derniers seront donc les premiers à démarrer avec l’avantage d'assister au lever du soleil sur un magnifique début d’étape en bordure du fameux désert des Bardenas, effleuré par le tracé de ce début d’étape. Bon d’accord, ici ce n’est ni le Sahara ni le marathon des sables mais en contrepartie une paix royale sur le bitume, un décor de western qui défile sur l’horizon, aucun hélicoptère de télévision au-dessus de la tête et aucun risque non plus de se marcher sur les pieds, même dans le sable ça peut faire mal... Alerte matinale pour le super vétéran des courses par étapes Robert Miorin (11e de la TRANSESPAÑA 2022) qui a passé une sale nuit suite à une crise de tachycardie et qui s’est demandé s’il allait passer la journée, mais ces gars-là ont de l’expérience et savent gérer la crise. Soixante kilomètres plus loin, sur la ligne d’arrivée, après une journée de marche forcée, Bob avait repris des couleurs ! De l'avis général, il a fait chaud et soif sur cette étape, pas loin de 30 degrés sous abri, mais ce qui est appréciable c’est que le mercure grimpe progressivement jour après jour, ce qui va permettre aux organismes de s’adapter avant de taper la vague de chaleur promise. Comme l'an dernier, la municipalité de FUENDEJALÓN entourée de vignes, a offert à chaque coureur une belle et bonne bouteille de précieux breuvage de sa cave, délicate attention (après le Coto de Hayas 2022, les récidivistes de la TRANSESPAÑA poursuivent la dégustation avec le Solo Syrah Tirio 2023). Après quatre étapes et déjà 220 kilomètres dans les cannes, le programme va se corser ces prochains jours avec les deux étapes les plus longues de la traversée, 75,6 et 75,7 kilomètres à suivre, agrémentés d’environ 1000 mètres de dénivelé chacune. Chacun s’y prépare et a repris des forces ce soir en dégustant la blanquette de dinde parfumée au curcuma préparée dans le gymnase par les chefs-cuisiniers Xavier et Stéphane. C’était excellent et comme chacun sait, quand l’intendance va, tout va !

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Etape 3 / AYERBE – CASTEJÓN-DE-VALDEJASA 51,1 km (total 158,2 km)
Des coquelicots, des amandiers et des éoliennes en fond d’écran sur les 51 kilomètres de routes paisibles agrémentés de 3 points de ravitaillement, voilà en résumé le menu du jour. Nouvelle journée, nouveau tracé pour cette troisième étape aragonaise marquée par un souffle constant de vent de travers qui aura bien rafraîchi l’atmosphère et qui justifie la présence d’imposants champs d’éoliennes sur les hauteurs. Profitons-en de cette fraîcheur car si jusque là tout va bien côté thermomètre, une vague de chaleur est annoncée sur l’Espagne dans les jours à venir et au vu des cartes météo, la menace semble sérieuse... Mais à chaque jour suffit sa peine et côté médical, l’infirmerie ambulante a dû ouvrir ses portes avec malheureusement un premier abandon à déplorer, celui de Casimir Dumont-Saint-Priest, stoppé ce matin dans son élan au premier poste de ravitaillement par une blessure à un pied. On est déçu pour le benjamin de l’épreuve mais en même temps envieux de ses 21 ans qui lui ouvrent de larges horizons à défricher. Le fils de son illustre père Luc, finisher de deux courses transcontinantales il ya 20 ans (Trans Europe 2003 + Trans America 2004), s’en remettra vite et a quitté la caravane en promettant qu’on le reverrait sans tarder... Côté chiffres qui peuvent faire peur, les statisticiens relèvent que Fabrice Viaud avait terminé hier sa 400e journée sur une course par étape depuis 2005 (2 Trans Europe + 9 Transe Gaule + 4 Via Iberica + 3 DeutschlandLauf + 1 Loire Intégrale pour les principales) et qu’il a tenu à marquer le coup aujourd’hui en montant sur le podium, 3e ex-aequo de l’étape en avec l’Allemand Matthias Völkel. Il faut enfin noter la qualité de l’accueil de la municipalité de CASTEJÓN-DE-VALDEJASA, modeste village de 200 habitants équipé d’un magnifique gymnase qui nous accueille et connu pour la spécialité locale de son unique restaurant CARLOS, un lapin à l’escabèche dont vous nous direz des nouvelles si vous avez vous aussi la chance de passer par là et qui vaut à lui seul le détour !

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Etape 2 / JACA - AYERBE 59,8 km (total 106,1 km)
Sur les courses par étapes itinérantes, la tradition veut que chaque journée démarre exactement là où s’est arrêtée la précédente et c’est donc au zinc du bar « Las Nieves » de JACA qu’a débuté celle-ci pour un petit-déjeuner « sportif » à la pointe du jour, là même où avait été servi le dîner récupérateur de la veille. Il faisait encore bien frais pour le premier top départ de 7h00 et toujours frisquet pour celui de 8h00 regroupant les cinq coureurs les plus rapides de la veille. Mais une belle journée s'annonçait, avec des conditions toujours optimales pour courir la campagne, et ce n’est que dans l’après-midi que le soleil a pris un peu d’ardeur, en témoignent ce soir les premiers coups de soleil qui ont rosi les mollets musclés de notre Finlandaise Milka Rajala, tout droit venue de Laponie. Celle-ci ratera la dernière bifurcation du tracé de l’étape pour s’offrir une visite de AYERBE non programmé dans le roadbook avant de boucler son étape à la 7e place en 7h06’ et à seulement 2 minutes de la meilleure performance féminine de l’an dernier sur le même tracé. Rémi Duboq pour sa part signe sa 2e victoire d’étape en 5h27’ ...soit à 68 secondes de son chrono de l’année dernière, belle régularité de moteur diesel ! Le troupeau tout entier est rentré au bercail et s’est alors installé pour une première nuit en gymnase, de ces nuits qui font l'ambiance si particulière des courses par étapes. A une trentaine de personnes, coureurs + bénévoles, inutile de préciser que chacun dispose d’un large territoire pour s’étaler et profiter d’un bon repos récupérateur… Hasta mañana, amigos !

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Etape 1 / URDOS – JACA 46,3 km
A 9 heures pétantes au clocher de l’église de URDOS (Pyrénées-Atlantiques), 2 dames, 14 messieurs + la trottinette magique de Gérard Denis ont pris en toute discrétion, sans sponsors ni trompettes, le départ de la 2e TRANSESPAÑA, objectif MÁLAGA et la Mer Méditerranée dans 18 jours. Beau temps, belle mer et brise légère sur les Pyrénées, conditions météo parfaites pour cheminer museau au vent. Démarrage en côte traditionnel pour cette longue traversée avec les 15 premiers kilomètres de cette première étape grimpant au col du Somport (1640 mètres) et à la frontière espagnole avant de basculer dans la belle province d’Aragon pour les 5 prochaines journées. Nouveauté de parcours expérimentale au Km 24 de ce tracé maintes fois emprunté depuis les VIA IBERICA (2016-2021) où les coureurs laisseront cette fois de côté la route Nationale lisse et directe pour emprunter un tronçon légèrement cabossé du chemin de Compostelle durant une bonne vingtaine de kilomètres. Le sentier, à l’écart de la circulation, est bucolique et s’avère un nouveau terrain de jeu ludique pour les plus jeunes aux chevilles agiles qui peuvent s’en donner à coeur joie tandis que les vieux routards rigolent un peu moins quand il faut lever les pieds pour ne pas risquer de s’étaler des quatre fers… Une première journée de rodage et de réglage pour tous, du vainqueur de l’étape Rémi Duboq en 4h27’ devant Vincent Perreau, jusqu’à Claudine Pascal en 7h29’ et devancée de quelques minutes par Robert Miorin. Le plus important, 100 % des partants ont rempli leur mission du jour et repartiront demain pour entrer dans le vif du sujet avec une étape plus musclée de 60 km au menu. Et 100% asphalte pour rassurer les bitumeux.

                                                                 28 octobre

Après une nouvelle reconnaissance cet automne, quelques ajustements (minimes) ont été apportés au parcours 2022.

Le plus important est la modification de la troisième ville d'étape.

 

La distance totale est sensiblement maintenue (1080 km).

 

L'onglet "Parcours" sera mis à jour dans les prochains jours.


PETIT POINT À DEUX MOIS DU DÉPART  :                                                                          20 février

La course est désormais bien calée et les derniers ajustements ne sont plus que des détails.
Quelques chiffres :
► 36 participants,
► 6 féminines,
► 1 trottinette,
► 10 nationalités.
Vivement le 24 avril à Urdos !

À CINQ MOIS DU DÉPART ...                                                                                           23 novembre

Hola a todas y todos, 
Votre programme d'ultra n'est peut-être pas tout à fait finalisé. Sachez qu'il reste quelques dossards pour participer à la TRANSESPAÑA 2022. 
La traversée de la péninsule ibérique est prévue du 24 avril au 11 mai 2022.
Allez surfer sur le site pour connaître le tracé, les étapes, le type d'hébergement, les conditions d'inscriptions etc... 
Left few bibs, click on "stages" registration" etc...

ARRIBA TRANSESPAÑA!

OUVERTURE DE L'ÉDITION 2022                                                                                             16 juin

Cette 1re édition est officiellement ouverte. Bulletin d'inscription à télécharger ICI.
La liste des inscrits est en ligne.

14 février

Après avoir longuement hésité, nous avons jugé plus raisonnable de prendre la décision de reporter une nouvelle fois cette 1re édition à 2022 (24 avril au 11 mai).


19 juillet

La 1re édition (2020) ayant été reportée pour les raisons que tout le monde connaît, la plupart des inscrits ont reporté leur participation pour 2021.


16 mars

EN RAISON DE LA SITUATION SANITAIRE EN FRANCE ET EN ESPAGNE, L'ÉDITION 2020 EST REPORTÉE EN 2021 (du 25 avril au 12 mai).

N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.


OUVERTURE D'UNE PAGE FACEBOOK                                                                             10 novembre

Hola a todas y todos, 
À un peu plus de 5 mois de l'épreuve, nous ouvrons une page Facebook  pour vous permettre de recevoir encore plus d'informations sur TRANSESPAÑA 2020. N'hésitez pas à interagir sur cette page pour faire vivre cette  course dès maintenant.

ITINÉRAIRE                                                                                                                             27 mars

Buenos Dias
Comme prévu les 1070 km seront découpés en 18 étapes de Urdos (FRA) à Málaga.
Dès maintenant, vous pouvez découvrir l'itinéraire détaillé ICI.
Vous constaterez que l'étape 1 est la plus courte (45 km) et la plus haute (1636 m), que les étapes 5 et 6 sont les plus longues (75 km) et que l'étape 15 cumulera un dénivelé positif de 1500 m. Etc...
Ce parcours pourra subir quelques infimes modifications.
À noter qu'une page Facebook sera créée fin avril et dédiée à cette virée ibérique :

Juste à un an du jour J.

HASTA LUEGO


TRANSESPAÑA : The itinerary with details is ready, click HERE. A Facebook's page will be open one year before the D day.
ARRIBA TRANSESPAÑA 


EXTENSION INSCRIPTIONS !                                                                                                7 mars

Hola a Todos,
Deux mois après l'ouverture des inscriptions à la TRANSESPAÑA 2020, nous en sommes déjà à plus de 30 inscrits : 50% de français, 25% de nos cousins germains et 30% de féminines.
Vous êtes donc impatients de fouler les chemins de "Don Quijote" et  d'aller vous confronter à la chaleur printanière espagnole.
Patience il reste plus d'un an pour vous préparer à cette belle aventure.
Suite aux nombreuses sollicitations qui nous parviennent, nous proposons 40 dossards, soit 5 de plus qu'initialement prévu.
Par la même occasion, nous fixons une date intermédiaire au 15 septembre, s'il y a un forfait après cette date, une retenue de 75 euros (5% du montant total) sera effectuée. Une liste d'attente sera créée à partir de la 41e inscription.
Estamos en contacto
ARRIBA TRANSESPAÑA 2020

Hola a Todos,
Some news, 13 months before the beginning of the TRANSESPAÑA 2020.
1/ We open the race for 40 runners.
2/If there is a cancellation after the 15th September 2019, we keep 75 euros (5% of the amount) for the file fees.
ARRIBA TRANSESPAÑA 2020


OUVERTURE DES INSCRIPTIONS !                                                                                       6 janvier

Buenos Dias a todos !

Les inscriptions pour la TransEspaña 2020 sont ouvertes.

Vous trouverez tous les détails de l'épreuve dans le règlement. Nous vous donnerons régulièrement des informations sur l'épreuve.

Registration for the TransEspaña 2020 is open. All details at the rules document.

Las inscripciones para la TransEspaña estan abiertas. Mas detalles sobre el documento reglamento.

Si vous désirez plus d'informations...
If you need more information...         ► CONTACT
Si quiere más información...


Arriba TransEspaña ! 



 MODIFICATION DES DATES                                                                                              13 octobre

Bonjour,
suite à la reconnaissance complète du parcours (fin septembre), pour des raisons de logistique et de disponibilité, nous avons préféré décaler l'épreuve d'une semaine. Les nouvelles dates sont donc du 26 avril au 13 mai 2020.
(flyer mis à jour).
A bientôt pour des news plus précises.

TRANSESPAÑA 2020                                                                                                             19 avril

 

Hola a todos,

Retenez bien cette date : 19 avril 2020 ; c’est le début d’une grande virée sur les routes espagnoles.

TransEspana, c’est le nom de cette carrera de 18 etapas.

L’équipe de la Via Iberica a voulu créer un grand format de course à pied itinérante à étapes sur route.

Il faudra parcourir 1060 kilomètres et plus de 13000 mètres de D+, pour relier Urdos qui se situe sur les contreforts des Pyrénées françaises à la cité andalouse de Málaga. L’itinéraire empruntera les routes d’Aragon, de Castille et Mancha et d’Andalousie.

Les inscriptions débuteront le 1er janvier 2019, mais sachez que quelques motivés nous ont contactés par l’intermédiaire du site. Parmi ces coureurs, un certain Rainer Koch qui a gagné plusieurs Transes (America, Europe, Gaule, Allemagne, Grande Bretagne).

 

Vamos a pie hasta Málaga !